mercredi 22 mars 2017

Des moutons à cinq pattes

 Aux moutons que nous sommes
Et aux polis tiques qui les empoisonnent.


Les gens matent
Les stigmates
Des artefacts
Plus que des actes

Leurs pupilles se dilatent
Quand la télé délate
Les faits des autocrates
En costards et cravates

Ils débitent et débattent
Radotant dettes et dates
Primates automates
Que la hâte formate.

Aussitôt dits autodidactes
Ils promènent leur cataracte
Sur les ruines encore intactes
De vérités inexactes


Brest, le 22 mars 2017

lundi 20 mars 2017

Entends-tu?

Entends-tu, dans mes mots, le silence
Qui pour mieux te garder à distance
Répond, en toute indifférence
Aux pauvres appels que tu lances?

Entends-tu, dans mes messages, le sens
Qui guiderait ta résilience
Si tu voulais que la souffrance
Ne soit pas l'unique évidence?

Entends-tu pour ma défense
Que la vacuité qui t’offense
Te protège des réminiscences
Dont ton amour me fait créance?

Non, je n'entends pas...


Brest, le 20 mars 2017

samedi 4 mars 2017

Triste-moi

Triste-moi, que je me déleste
De cet amour que tu détestes
Comme ton silence l'atteste
Bien plus criant qu'un manifeste

Colère-moi, que l'orage consume
Regrets, remords et amertume
Cadeaux que l'amour a coutume
D'offrir à titre posthume

Sombre-moi, que ton éclat ternisse
Et cesse enfin, lui qui s’immisce
Entre mon cœur et la peau lisse
De mes si reines sœurs de vice.


Brest le 4 mars 2017

mardi 14 février 2017

La peau pierre

Pendant que mes lèvres aux tiennes s’enchaînent
Je regarde tes yeux fuir sous les paupières
devenant telle l'écorce d'un vieux chêne
Impénétrables et dures comme les pierres.


Brest, le 14 février 2017

jeudi 9 février 2017

String's spring

Cillent les cils dociles
Si les bas dos oscillent
Et s'ils se défilent
Suspendus à des fils

Filent des imbéciles
A bile qu'horripilent
L'habile coté pile
Des graciles codicilles


Brest, le 9 février 2017

samedi 4 février 2017

Mémoire résiduelle

J'ai beau ne pas t'écrire, tu te dessines
Dans le silence et l'ombre de mes pensées
Chaque jour un peu plus orphelines
De ne plus te voir, devant mes yeux, danser

J'ai beau me perdre dans mille aventures
Les petits matins me renvoient ton sourire
Les caresses de la nuit en deviennent tortures
Dont mon cœur meurtri ne cesse de se nourrir

J'ai beau ne plus t'étreindre
Ton corps brûle mes prunelles
Et ce feu me fait craindre
Qu'il ne reste plus rien d'elles


Brest, le 3 février 2017


jeudi 2 février 2017

Histoire de cul

Ton cul est une merveille
D'harmonieux hémisphères
Dont mes mains avides veillent
A bien se satisfaire

Cheminant la vallée
Mon doigt, par ton ruisseau
Est bien vite avalé
Rejoint par ses vassaux

Au milieu de tes dunes
Lorsque je plante mon pieu
Je savoure ma fortune
D'être logé au mieux

Enfin, quand d'aventure 
Nos fontaines se confondent
Nous sommes créatures
De la beauté du monde.


Brest le 2 février 2017