jeudi 11 février 2016

Morsure

Je suis une crevasse, un cratère
Et le vide qui les précède
La peur qui l'entoure et qui l’atterre
Je suis la mort qui les possède

Je suis la nuit la plus obscure
Et l'ombre qui l'accompagne
Le noir derrière lequel... pas de futur!
Je suis un pays sans mer ni montagne

Je suis la larme et le sanglot
Et le sel qui l'assèche
Le souvenir qui, sur la peau
Brûle encore comme une mèche

Je suis le froid des sueurs soudaines
Le sang qui boue et qui se glace
Qui cristallise l'amour en haine
Je suis l'étreinte qui se délace

Je suis le poète qui persévère
A dire ses maux et ses blessures
Venins sans fin mais qu'il révère
Je suis morsure de la mort sûre.


Brest, le 11 février 2016

lundi 25 janvier 2016

L'assolitude

Je ne suis jamais seul
Tu as pris tes quartiers
En posant un linceul
Sur mon cœur tout entier.


Saint-Philibert, le 31 juillet 2015

dimanche 24 janvier 2016

La brosse à dent

Tu peux jeter ma brosse à dents
Elle ne servira plus
Mon sourire est un accident
Sur lequel il a plu.


Brest, le 23 janvier 2016


Les neufs roses

A défaut de neuf roses
Je t'offre mes névroses
Car elles ont l'avantage
De durer davantage.


Brest, le 23 janvier 2016

dimanche 10 janvier 2016

Fatalité

Même si les corps beaux croissent
A la fin les corbeaux croassent


Brest, le 9 janvier 2016

Tantras tristes

Tant de tentatrices
Aux tantras tristes
Autant de détentrices
D'amours dévastatrices

Innocentes narcisses
Que mes sens anoblissent
Délestant de malice
Leurs cadeaux cicatrices

De ces nuits rédemptrices
Dans lesquelles je m'enchriste
Restent les artifices:
Désirs, délires, délices


Brest le 9 janvier 2016

lundi 4 janvier 2016

Je vœux...

Je te souhaite des bruits feutrés
Plus que des claquement de portes
Des abcès de chagrins éventrés
Des douleurs légères et que l'oubli emporte

Je te souhaite de tenir les promesses
Que tu te fais en silence
Bien plus que celles que l'on tresse
De mots, de phrases, vidés de sens

Je te souhaite d'aimer à tord et à raison
Et de goûter chaque seconde
Les fruits des milles saisons
Que tes amours fécondent

Je te souhaite d'avoir l'envie et le courage
De ne jamais baisser la tête
Dans les jours sombres, bercés d'orages
Comme au plus fort des tempêtes

Je te souhaite des marches lentes et des courses effrénées
Quelques larmes précieuses aux sourires qui fleurissent
Et le regard serein, chaque fois étonné
Sur les chemins étranges d'un bonheur complice


Brest, le 4 janvier 2016